Voyage en traineau à chien (Janvier 2009)

Dimanche 25 Janvier

Il est 9h30 en se dimanche matin glacial du mois de janvier, je retrouve rue Notre dame des champs mes deux acolytes (ou alcooliques, comme vous préférez) de voyage : Nicolas et Jérémy.

Le temps de sortir la voiture, 205 style diesel du garage et nous voila partis direction l’autoroute A6 à destination de « La Rochette » en Savoie chez un de nos amis commun qui se prénomme également Nicolas. Nous faisons bonne route ou nous arrivons vers 16h30. Nous rencontrons femme et enfants  de Nicolas que nous ne connaissions pas.

Nous sommes très bien reçut et les conversations s’enchaine en rythme souvent autour de l’informatique.

Vers minuit il est temps d’aller se coucher car nous partons demain matin de très bonne heure direction Moutiers ou nous avons rendez-vous avec Tof au bar de l’Astoria en face de la gare.

Lundi 26 Janvier

Le réveil sonne à 6h30, c’est dur de se lever mais nous sommes animés d’une très grande motivation afin de rejoindre les chiens et la montagne au plus vite.

A 7h15 nous décollons de « La Rochette » âpres avoir dégivrée la voiture pendant un bon quart d’heure car il avait gelé toute la nuit.

Nous arrivons à Moutier à 8h30. Je gare la voiture pas loin de la gare. Nico et Jérémy en profite pour acheter du tabac et de la presse. Nous entrons enfin dans le bar de l’Astoria afin de prendre un chocolat chaud et d’attendre notre musher (conducteur de traineau à chien).

La le patron du bar nous demande si nous attendons Tof ? Nous lui répondîmes que oui , nous avons rendez-vous avec lui pour partir une semaine en montagne. Il nous indique alors un jeune homme dans un coin du bar qui devait également parti avec nous. Ce jeune homme s’appel Henri il à 32 ans et travail en communication visuel. Nous papotons quelques instants afin de faire connaissance en attendant Tof.

Au bout de quelques instants nous apercevons un monsieur la barbe grisonnante avec une bonne gueule : s’étais Tof.

Il était accompagné d’une dame avec lui : il nous présente Françoise, les cheveux blanc taillé en brosse. Elle sera de la partie avec nous pour la semaine.

Nous décollons finalement de l’Astoria, ou Tof me dit :

- Suis moi t’auras pas trop de mal à reconnaître ma voiture.

Nous nous empressâmes alors avec Jeremy et Nicolas de monter dans la voiture pour suivre Tof avec son énorme Toyota avec la remorque des chiens et les traineaux sur le toit.

Tout de suite nous ressentons une monté d’adrénaline  en suivant Tof qui prenait les petites routes de montagne afin de gagner notre point de départ. En arrivant à une bifurcation Tof me dis de décharger la voiture entre son 4×4 et le camion de Françoise et que je laisse ma voiture dans le village qui est sur ma droite.

Nicolas et Jérémy monte avec Tof et Françoise me suis. Je laisse ma voiture et monte dans le camion de Françoise ou nous continuons quelques kilomètres pour rejoindre Tof. Françoise se trouve être une aventurière, elle est tombé amoureuse des chiens et du traineau il y a une quinzaine d’années et possède son propre attelage et son traineau. Elle accompagne Tof tout l’hiver pour les randonnées.

Nous arrivons finalement au point de départ. La nous nous changeons afin de revêtir notre tenue de montagne. C’était comique de nous voir tous en calçons entrain de sautiller dans la neige pour enfiler nos collants puis pantalons de ski.

Puis nous déchargeons le 4×4 de Tof ainsi que les traineaux.

Nous choisissons chacun notre traineau que nous vidons d’eau et de glace afin de pouvoir le charger chacun avec nos affaires.

Nous y ajoutons aussi l’équipement nécessaire à notre semaine, telle que l’intendance, les croquettes des chiens, etc…

Le traineau se compose d’une sorte de par choc à l’avant en plastique arrondi. Deux patins qui dépasse derrière et d’un sac étanche au centre. A l’arrière on retrouve le frein qui est composé comme un râteau sur lequel on appuie avec le pied pour qu’il s’enfonce dans la neige. Puis afin de garder le traineau à l’arrêt une ancre avec deux crochets en métal.

Finalement Tof libère deux chiens : Vampe et Newton.

Il nous explique alors comment procéder pour mettre le harnais au chien et comment les atteler au traineau. Il suffit d’enfilé le harnais sur la tête du chien, puis de faire passer les pates avant du chiens dans les deux ouvertures prévu à cet effet. En passant la pate du chien dans l’ouverture il faut faire attention de ne pas lui faire mal.

Puis il nous donne un harnais chacun puis nous allons harnacher les chiens qui seront  dans son attelage. Finalement Tof nous attribue chacun nos chiens, 4 par personnes et 5 pour moi étant donné mon poids.

Mon attelage se compose de « Al Dente » ma chienne de tète qui est blanche, plutot petite et très craintive. Puis viennent juste derrière « Bouddha » un gros male qui trainerais le traineau à lui tout seul, il est noir sur le dessus et blanc en dessous, il a la fâcheuse habitude de se coller le plus fort possible contre moi quand je lui mets le harnais.

Puis « Colchique » une belle chienne Groenlandaise couleur blanc/beige avec une fourrure impressionnante, très docile et très câline pour mon plus grand plaisir.

Ensuite en arrière juste devant le traineau « Spririt » qui est tout blanc et qui me regarde avec yeux verrons (un œil bleu et l’autre marron et « Outak » un husky superbe qui lui aussi à les yeux verrons (c’est assez déstabilisant quand on regarde ce chien dans les yeux).

Tof donne l’ordre de partir et la tous les chiens s’élance. C’est un moment magique !

Nous montons dans la montagne pendant une bonne heure et demie puis nous nous arrêterons au milieu de nul part dans la foret. A ce moment la Tof nous dit de mettre l’ancre car c’est pose déjeuner. Nous sommes en pleine nature et la couche de neige est assez épaisse et fraiche.

Nous creusons donc une tranchée dans la neige pour y mettre les pieds et s’asseoir sur le bord cela nous fait un très bon banc pour manger.

Tof nous sort un poulet rôti froid avec des chips, je suis préposé au pain pour toute la semaine et donc je m’exécute dans le découpage de tranche pour tout le monde. Une fois que nous avons fini de manger Tof nous dit qu’il n’aime que le vrai café, il sort donc une cafetière italienne et nous propose un bon café avec un morceau de chocolat.

Nous remballons finalement les affaires afin de poursuivre la piste.

A ce moment la les chiens ayant très bien compris que nous allions repartir se mettent tous à aboyer même hurler conviendrais mieux et à tirer dans les harnais. Ils n’ont qu’une envie, c’est de tirer ! A peine nous retirons l’ancre qu’il faut se mettre debout sur le frein avec les deux pieds pour les empêcher d’avancer.

Puis nous nous élançons chacun notre tour derrière Tof.

Finalement en fin d’après midi nous arrivons au chalet de Marcel. C’est un chalet identique à un refuge de montagne. Il est composé d’une pièce au rez de chaussé ou on retrouve la table et le poêle. Cette pièce nous sert de salle commune, pour manger, cuisiner, se réchauffer et faire la vaisselle. A l’étage une seule pièce dortoir avec des lits pour tout le monde.

Pendant que Tof installe la chaine ou nous attacherons les chiens pour la nuit, nous nous occupons de dételer les chiens et de leur enlever leur harnais.

Nous les laissons en liberté une quinzaine de minutes. Puis notre musher va les appeler un par un afin de les attaché à la chaine pour la nuit. Il nous faut ensuite déneiger la porte afin de pouvoir entrer dans le chalet. Une fois cette tache accomplie Françoise (appelé Fouette par Tof) va allumer le feu pendant que nous partons couper du bois mort afin d’avoir une réserve suffisante pour la nuit. Une fois les arbres mort coupés nous les débitons en morceaux de 40cm afin qu’ils puissent renter dans le poêle.

Finalement nous déchargeons les traineaux et rentrons nos affaires à l’intérieur. Le poêle est déjà entrain de ronfler et commence à diffuser une chaleur agréable. Puis nous prenons un thé accompagné d’un cake, ça fait du bien. Puis nous faisons bouillir une grande quantité d’eau afin de pouvoir donner à boire aux chiens. Nous sortons finalement pour donner à manger aux chiens dans un premier temps, une ration de croquettes par chien. Puis nous leurs donnons à boire. J’en profite pour faire un dernier câlin à mes chiens et nous rentrons au chaud dans le chalet. Il fait maintenant bon vire à l’intérieur vu que le poêle est bien chaud. Tof nous sort saucisson et vin pour l’apéro. Fouette découpe quelques rondelles de saucisson pendant que je sers du vin à ceux qui en veulent et du rhum arrangé que Nico à mis dans une de mes gourdes.

Puis les discussions s’enchainent et nous commençons à refaire le monde ! Quelle entrée en matière pour un premier soir ! Finalement je décroche de la discussion pour commencer à écrire dans mon carnet que je prends à chaque voyage pour relater notre aventure. Je garde quand même une oreille sur la conversation afin de placer un mot de temps en temps. Pendant ce temps la notre guide préféré commence à préparer le diner. Puis nous passons à table tout en continuant se grand débat que nous avons lancé. Finalement vers minuit nous partons nous coucher à l’étage qui se compose d’une seule pièce, c’est un dortoir avec des matelas partout.

27/01/09

Pour bien commencer je n’inscrit que la date car je ne sais déjà plus quel jour nous sommes.

Je me réveil le premier. Je descends donc dans la pièce principale. Je constate qu’il ne reste que quelques braises dans le poêle, je remets donc du petit bois et le fait repartir. Tof se lève à son tour et me rejoint pour préparer le petit déjeuner. Nous commençons le petit déjeuner tout les deux puis les autres nous rejoignent un par un attiré par le bruit.

Nous finissons tous autour de la table à manger nos tartines. Fait surprenant nous constatons que nous sommes tous féru de miel et il n’y qu’un pot ! Il va falloir nous rationner si nous voulons qu’il tienne la semaine au rythme ou nous le mangeons. Ensuite nous faisons chauffer de l’eau pour les chiens. Une grande gamelle de croquette que nous faisons bouillir et répartissons dans trois grands sceaux puis nous ajoutons de l’eau chaude. Ceci permet de faire une sorte de bouillon de croquette.

Puis nous sortons le distribué aux chiens pendant que Tof prépare le piquenique du midi.

Au moment ou nous sortons avec les sceaux et les gamelles les trente chiens se mettent à aboyer  ou hurler en même temps une vraie cacophonie. Moi de mon coté très enthousiaste de retrouver mes chiens, je vais leurs dire bonjour chacun leur tours avec quelques caresses.

Un de mes chiens « Boudah » qui est un peut foufou tire tout ce qu’il peut sur la chaine afin d’avoir sa gamelle de bouillon, il est incorrigible, mais affectueux.

Une foi que nous avons donné à boire à chacun nous rangeons nos affaires et bouclons nos sacs. Nous chargeons ensuite chacun nos traineaux et donnons un coup de main pour transporter les caisses de notre musher. Une fois les traineaux chargés nous faisons un dernier passage avec les pelles pour ramasser les déjections de nos amis canins. Il nous faut maintenant harnacher nos chiens. Quand nous arrivons avec les harnais les chiens se remettent à hurler impatient de pouvoir tracter le traineau. C’est cette envie qu’on appel le « will to go » (l’envie de tirer) que possède les chiens de traineaux. Puis avant d’atteler nous vérifions que nous avons bien mis l’ancre sinon le traineau va partir sans nous.

Tout le monde est prêt nous partons donc derrière Tof.

Nous nous arrêtons vers 14h pour déjeuner à l’abri d’un chalet en ruine car il fait vraiment froid. Au menu ce midi salade riz et jambon. Comme d’habitude je suis préposé au pain et coupe donc des tranches pour tout le monde. Sur ce Tof sort sa cafetière italienne et nous prépare un bon café bien chaud. Ca fait du bien avec le froid qu’il fait.

Puis nous remballons nos affaires et repartons sur la piste. Nous passons un col plus nous slalomons à travers différents sommets. Les paysages sont fabuleux et nous avons l’impression de flotter sur la neige. Puis à un moment la piste dégage une sur autre grande piste damée qui nous amène au refuge. Les chiens se retrouvant sur de la neige bien dur partent  tous au galop, la c’est une sensation incroyable qui s’empare de moi avec un belle montée d’adrénaline, la vitesse est grisante. Je ne pensais pas que les chiens pouvaient courir aussi vite avec le traineau derrière eux. Nous voila au refuge, plus précisément au chalet Derex à 1985m d’altitude. Nico sort la chaine pour les chiens vu que c’est lui qui la transporte dans son traineau. Il s’occupe de l’attacher avec Tof . Nous dételons les chiens et les déharnachons. Puis les taches quotidienne arrivent. Je m’occupe de déneiger l’entré du refuge, pendant que Nico et Henry dégage la neige devant la fenêtre pour pouvoir ouvrir les volets.

Puis finalement Françoise s’occupe d’allumer le feu dans le poêle pendant que je vais aider à déneiger la fenêtre. Pendant se temps la Tof s’éloigne du refuge avec Jeremy , prend un alignement sur le chalet à environ 30metres, plante la pelle dans la neige et lui dit « creuse » Jeremy s’exécute.

Puis 15 minute plus tard je me retourne et ne vois plus Jeremy, il creuse en faite pour trouver la source d’eau ! il la trouve enfin sous 2,50m de neige !

Nous déchargeons enfin les traineaux et nous nous retrouvons à l’intérieur pour une bonne tasse de thé bien chaude. Le couché de soleil sur la montagne est saisissant, le ciel est enflammé de nuages oranges très fins.

Puis nous préparons le bouillon de croquettes pour les chiens pendant que notre guide part leurs donner à manger.

Puis nous arrivons avec nos trois grands sauts jaunes, les chiens se mettent à hurler !

Comme d’habitude un de mes chiens « Budah » fait l’imbécile en sautant tirant le plus fort possible sur sa chaine. Nous ramassons les gamelles et rentrons pour un apéro bien mérité.

Je sort une petite bouteille de gewurztraminer que j’avais emmener avec moi qui fait le bonheur de tout le monde et qui avec le froid et vraiment à la bonne température. Pendant ce temps la nous préparons le diner. Ce soir choucroute garnie ! Nous passons une excellente soirée à la chaleur du poêle. Puis dans la soirée je me décide à donner un coup de téléphone à ma famille pour leur raconter une peut notre aventure. Tof me donne alors des instructions pour trouver un endroit pour capter le réseau. Il faut prendre le premier sentier à droite et continuer jusqu’à ce que le deuxième village soit caché par un sapin. Je pars donc sur le sentier et effectivement des que le deuxième village était caché par le sapin j’avais juste le minimum de réseau pour pouvoir téléphoner. Nous partons finalement nous coucher, il fait bien chaud à l’étage et nous nous endormons dans une chaleur douillette. Nous sommes réveiller plusieurs fois dans la nuit par les chiens qui hurlent tel des loups sous les étoiles, mais nous nous rendormons bien vite.

28/01/09

Encore une fois je suis le 1er réveillé. Il fait particulièrement froid ce matin dans le refuge, le poêle c’est éteint !

Je m’occupe donc de le rallumer afin de réchauffer un peut la pièce et de pouvoir faire chauffer le café. Finalement le reste du groupe me rejoint peut de temps après. Le ciel est très couvert se matin et on ne voit pas à 50m. Le temps de petit déjeuner et de préparer le bouillons des chiens le soleil c’est levé et il fait grand beau. Nous leur donnons à boire, puis chargeons les traineaux pour repartir.

Nous passons une journée magnifique dans plusieurs vallons et le soleil commence à nous cuire la peau. Nous arrivons ce jour au refuge vers 17h encore une fois dans un paysage à coupé le souffle. Une montagne en face de nous prend la forme de la tète d’un indien, le tout avec un très beau couché de soleil. Il n’y a pas de source à ce refuge, nous faisons donc fondre de la neige pour préparer le bouillon des chiens. Encore une fois le même rituel mais inlassable d’aller nourrir les chiens. Nous prenons ensuite l’apéro et je débouche cette fois ci une bouteille de château margaux, encore une fois très apprécié. Nous passons encore une très bonne soirée à discuter tous ensemble autour de la table.

29/01/09

Se matin ce n’est pas moi le premier levé.

J’entends du bruit en bas, je décide donc de me lever.

Henry est déjà en bas, je le rejoins et nous préparons le petit déjeuner. Les autres nous rejoignent doucement. Une super journée ensoleiller s’annonce.

Apres le petit déjeuner nous partons donner à boire aux chiens. Finalement après avoir charger les traineaux et harnachés les chiens nous partons. Les paysages de cette journée sont magnifique. Il fait une douce chaleur et nous n’avons même pas besoin de mettre les gants.

Nous nous arrêtons à un refuge pour déjeuner car un repas chaud est prévu ce midi.

Le refuge ou nous arrêtons est tout petit et à moitié enseveli sous la neige. Au menu paella.

Puis pendant que Tof prépare le déjeuner nous avons la visite d’un de ses amis qui passe dans le coin en ski de randonné. La chaleur se fat sentir et nous quittons les manteaux et les pulls pour se retrouver en teeshirt. Si nous avons aussi chaud je n’imagine pas ce que ressentent les chiens avec la fourrure qu’ils ont. Apres un bon déjeuner accompagne du traditionnel café nous repartons direction le chalet de Marcel, celui ou nous avons dormis le premier soir.

Nous arrivons au chalet en fin d’après midi. Nous laissons les chiens libres un moment puis Tof s’occupe de les attachés à la chaine. Je m’occupe d’aller couper du bois en compagnie de Nico. Nous scions quelques petits arbres, puis je m’attaque à plus gros afin d’avoir quelques buches. Tof me rejoins, il procède à l’élagage puis nous ramenons l’arbre prés du chalet ou nous le débitons en petites buches. Nous avons une grosse réserve de bois, il en restera pour les prochaines personnes qui passeront. Nous rentrons enfin prendre le thé et gâteau.

Puis viens l’heure de nourrir les chiens, le paysage est saisissant, les chiens sont sur un plat entouré de conifère sous un ciel avec un quart de lune illuminé d’étoiles entrain d’hurler la gueule vers le ciel. C’est absolument féérique. Puis nous rentrons pour prendre l’apéro. Viens ensuite la préparation du diner par Tof pendant que nous discutons. Se soir crozet et saucisses. Un vrai plat savoyard, un régal.

Nous passons une excellente soirée mais pensons déjà au lendemain qui sera notre dernier jour. La semaine passe à une vitesse impressionnante. Je reste le seul à veiller se soir dans la grande salle plongé dans un bouquin de Nicolas Vanier.

30/01/09

Encore une fois je suis le premier réveillé. Je m’occupe de rallumer le poêle et de faire chauffer de l’eau pour le petit déjeuner. Je prépare le petit déjeuner, mais j’ai la tète ailleurs, dans les montagnes avec les chiens . Je pense au moment ou il va falloir les quitter et cela m’angoisse.

Finalement Tof sort de sa chambre et se joint à moi. Les autres ne tardent pas non plus. Nous avons bon appétit se matin, pour ma part je mange une dizaine de tartines.

En constatant que la vaisselle traine dans l’évier je m’y attèle tout en discutant avec les autres toujours avec leurs tartines. Finalement nous donnons à boire aux chiens et chargeons les traineaux. En revenant au chalet pour vérifier que nous n’avons rien oublié j’aperçois Tof qui ferme une dernière caisse. Puis il me dit Fred ! tu vois la route qui passe en bas ? Tu montes jusque la en voiture au mois de juin et tu me trouveras dans le coin avec les vaches. Je ne sais pas quoi répondre je suis enchanté de la proposition que viens de me faire Tof , je lui répond un simple « merci avec grand plaisir ».

Puis au moment de sonner le départ un de mes chien « Boudah » d’éclanche une bagarre et se rue sur « Colchique ». Tof intervient rapidement et procède à une méthode particulière appelée APP (Aide Pédagogique Percutante) il prend sa pelle et donne un bon coup sur la tête de « Boudah ». Finalement Tof va le prendre dans son attelage. En échange il me donne « Vanup » qui est le copain de « Al Dente » ma chienne de tête. Je décide alors avec Tof de mettre « Colchique » en tête je trouve qu’elle est toujours à l’écoute et qu’elle pourrait peut être prendre le rôle de chien de tète. Il est un peut dur de lui faire comprendre au moment de l’attelage que c’est elle qui doit aller devant, mais ca se passe bien. Puis nous partons, je me place juste derrière Tof.

Je suis contant de mon choix ma chienne de tête réagit bien à sa place, quelques laissé allé pour se mettre la tête dans la neige mais elle apprend vite. Aujourd’hui pas mal de descente au programme c’est vraiment sympa, surtout que encore une fois le soleil est au rendez vous et les paysages toujours aussi magnifiques. Au moment de passer un virage un peut serrer qui n’est pas évidant nous nous arrêtons et nous avons le droit à un cours sur le passage de virage en épingle à cheveux car nous allons en franchir plusieurs aujourd’hui. Le cours terminé nous repartons, nous allons mettre en pratiques les conseils de notre musher. Au premier virage je laisse de l’avance à Tof , puis une fois qu’il a passé le virage je m’élance avec mes chiens, je relâche le frein avant le virage pour ne pas me retrouver à la corde , la le traineau commence prendre pas mal de vitesse puis les chiens entrent dans le virage , je me positionne sur le patin extérieur pour faire pivoter plus facilement le traineau , puis une fois les chiens sorti du virage je faits contre poids vers l’intérieur. Super sensation de passer un virage avec de la vitesse comme nous l’avons fait. Puis finalement après avoir fait un détour dans une combe juste pour profiter d’un endroit magnifique Tof nous propose de couper à travers les bois en descente. Ce n’est pas évident de slalomer à travers les arbres mais les sensations sont la. Sur un virage serré entre deux arbres je ne réagis pas assez vite et me prend le deuxième arbre de plein fouet. Le traineau stop net et je n’arrive pas à le dégager. Tof qui est plus bas est obligé d’attacher son traineau pour venir m’aider. Une fois le traineau dégagé il y a un autre obstacle difficile. Une pente suivit d’un petit talus, puis une deuxième pente avec un virage très séré. La première pente se passe bien au moment ou j’arrive sur le talus je dis à mes chiens doucement, doucement. Je vois mes deux chiens les plus prés du traineau « Spirit » et « Outak » qui tournent la tête et vers moi et j’aurais juré avoir aperçut un clin d’œil des deux chiens qui commence à se mettre à galopé. Je me retrouve complètement déstabilisé et au moment d’entré dans le virage je me fais éjecter violement du traineau et fait un super vol plané dans la poudreuse un peut plus loin. Je me relève et je remets mon traineau sur la piste.

Puis je me retourne et vois Jérémy qui fait la même chose un super ejectage du traineau.

Nous poursuivons absolument ravi de ces sensations. Nous nous arrêtons pour déjeuner sur un chemin à flanc de montagne avec une vue imprenable sur la vallée. Apres avoir bien mangé nous repartons direction le village ou j’ai laissé ma voiture. Nous y arrivons vers 16h.

Nous dételons les chiens et les attachons à la chaine. Je dois emmener Tof avec ma voiture pour allé chercher le 4×4 avec la remorque. Je demande donc à Jérémy de ne pas déharnache mes chiens car je souhaiterai le faire moi-même. J’emmène donc Tof dans ma voiture, nous commençons à discuter des chiens et il m’avance une théorie qu’il a comme quoi les chiens percevraient les énergies, ce qui est fort intéressant et qui mériterai une recherche sur le sujet.

Arriver à son 4×4 nous avons oublié que le camion de Françoise était garé devant. Je redescends donc au village chercher Françoise, puis nous redescendons tous les trois dans nos véhicules respectifs. Une fois redescendu je vais des harnacher mes chiens pour la dernière fois. Je suis très ému et je ressens une grosse boule dans la gorge. Je déharnache « Colchique » en dernier et je la serre très fort dans mes bras. Subjugué par l’émotion je ne peux m’empêcher de retenir mes larmes. Nous rangeons finalement nos affaires des la voiture, et le matériel dans celle de Tof. Nous décidons avec Nico et Jérémy de proposer à Tof et Françoise un resto pour le diner afin de ne pas se quitter tout de suite. Tof accepte l’invitation et nous propose même de nous héberger chez lui ! Il est prévu de se retrouver à l’Astoria le bar du départ à moutiers. Nous profitons avec Nico et Jérémy d’aller acheter du fromage avant de partir. Puis nous descendons sur moutiers pour rejoindre le reste de l’équipe.

Nous buvons une bière et Henry reprend son train pour Paris. Nous quittons le bar direction le chenil afin de déposer les chiens. Le chenil est tres bien fait avec une multitude de box pour les chiens. Nous les faisons rentrer dans leur box respectifs. Au moment ou Tof fait rentré Bouddha et Colchique dans leur box il met à l’intérieur avec eux et m’enferme me laissant seul. J’en profite pour faire mes adieux qui sont très douloureux. Puis Tof nourrit les chiens, et nous attachons ceux de Françoise.

Puis direction chez Tof. Nous rencontrons son amoureuse Aurore dont il nous a beaucoup parlé. Nous déposons nos affaires dans une chambre qui nous est attribuée. Nous nous changeons affin d’être présentable. Puis finalement comme Aurore n’avait pas envie d’aller au restaurant elle nous à préparer un super diner ! Nous avons une conversation animé au cours du diner. Puis je parle de mon projet d’aller vivre au canada avec Aurore et de mes différentes lectures. Elle me conseil alors plusieurs livres tous aussi intéressant les uns que les autres, et m’encourage dans mon projet. Je passe une très bonne soirée, et vit des moments très fort. Finalement minuit passé nous partons nous coucher.

31/02/09

Le réveil sonne à 8h nous prenons une douche qui nous fait le plus grand bien. Puis nous nous retrouvons tous ensemble pour le petit déjeuner. Malheureusement l’heure tourne et il nous faut repartir vers la capital non sans regret de ne pouvoir rester plus longtemps. Nous nous disons une dizaine de fois au revoir sans arriver à passer le seuil de la porte , mais Jérémy ayant un impératif horaire nous laissons nos amis derrière nous afin de prendre la route.

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